OuViePo, c’est d’abord une idée. Mais une idée sans architecture, c’est un rêve sans adresse.
Pour que les contraintes existent, pour qu’elles soient trouvables, combinables, générables à la volée… il fallait construire quelque chose de solide en dessous. Voilà ce qu’il y a sous le capot.
Le cœur technique repose sur WordPress, avec trois types de contenus personnalisés : les Contraintes, les Artistes et les Traces. Chaque contrainte est reliée à un ou plusieurs artistes de référence. Chaque artiste peut inspirer plusieurs contraintes. Les Traces, elles, sont ce que les participants laissent après avoir joué : une photo, un texte, une donnée, parfois rien… et ce rien est une trace aussi.
Les contraintes sont organisées autour de cinq dimensions : le Domaine (Corps, Espace urbain, Temps, Intime/Extime, Objet, Musique/Son, Image, Relation, Numérique), le Niveau d’engagement (de Graine à Radical), la Durée (de 1 minute à l’infini), le Mode social (Solo, Duo, Collectif, Public) et le Type de trace suggéré. Ces cinq dimensions ne sont pas décoratives. Ce sont les paramètres du générateur.
Le générateur de contraintes fonctionne comme une machine à sous à quatre rouleaux. Chaque rouleau sélectionne aléatoirement une valeur parmi ces dimensions. Puis le système cherche une contrainte qui correspond à la combinaison obtenue, avec une logique de repli progressive si aucun résultat exact n’est trouvé. Ce n’est pas « afficher une contrainte au hasard »… c’est d’abord tirer les paramètres au sort, puis trouver ce qui correspond. La nuance est essentielle : c’est un vrai cadavre exquis, pas une simple loterie.
Trois modes de génération coexistent. Le mode libre tire tout au hasard, sans filtre. Le mode guidé permet de verrouiller certains paramètres, par exemple ne garder que les contraintes solo de moins d’une heure. Le mode parcours propose une progression pédagogique en douze étapes, du geste le plus accessible au plus engageant.
La base actuelle compte 58 contraintes réparties sur les 9 domaines, avec des références à plus de 60 artistes. Elle continue de croître… une contrainte par semaine, c’est le protocole.
Pourquoi autant de soin dans l’architecture ? Parce qu’une contrainte mal rangée est une contrainte introuvable. Et une contrainte introuvable ne transforme personne.